Un colorant de traçage est fait pour une chose : rendre visible un cheminement (où va l’eau ?), un raccordement (bonne branche ?) ou une fuite lorsque l’observation à l’œil nu suffit.
Sur le terrain, les erreurs viennent rarement de la qualité du produit. Elles viennent surtout d’un mauvais trio : couleur mal choisie (pas de contraste), dosage inadapté (trop faible… ou trop fort) et interprétation trop rapide (réseau ramifié, support poreux, observation au mauvais point).
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Colorant de traçage : définition et usages (cheminement, raccordements, infiltrations)
Un colorant se dissout dans le fluide, se disperse et suit le parcours réel. C’est particulièrement utile quand vous voulez une validation rapide et compréhensible par tous (chantier, réseau, exploitation).
Cas d’usage typiques :
- Tracer un cheminement : confirmer l’exutoire d’un réseau, visualiser une branche active, vérifier un écoulement.
- Valider un raccordement : erreurs de branchement, inversions EU/EP, retours anormaux.
- Confirmer une infiltration : démontrer un point d’entrée et un point de sortie.
- Repérer une fuite accessible : lorsque l’eau ressort, suinte ou s’écoule sur une zone ouverte.
Quand un colorant visible n’est pas le meilleur choix
Si vous cherchez une micro-fuite ou que la zone est sombre/encombrée, un colorant visible peut manquer de contraste. Dans ce cas, un traceur UV fluorescent
+ lampe adaptée donne souvent une preuve plus nette.
Quelle couleur de colorant de traçage choisir ? (eau claire, eau trouble, support)
Le bon choix de couleur, c’est celui qui donne un contraste immédiat avec :
- la teinte de l’eau,
- le fond (cunette, dépôts, boues),
- et la lumière ambiante.
Eau claire
En eau claire, vous cherchez une lecture « franche » :
- Bleu / vert donnent souvent un signal très lisible.
- Rouge / orange deviennent intéressants si le contexte tire déjà au bleu/vert (reflets, teintes parasites, algues, peinture, etc.).
Eau trouble / chargée
Quand l’eau est sombre ou très chargée, certaines teintes se « mangent ». Le violet reste souvent plus visible, notamment pour un suivi en regard/cunette ou sur des écoulements chargés.
Support poreux : béton, enduit, isolants
Sur un support poreux, la trace peut s’étaler et créer une auréole. Pour éviter les faux diagnostics :
- dosez progressivement,
- observez en aval,
- puis remontez le cheminement jusqu’à l’origine.
Couleurs recommandées : bleu, vert, violet, rouge, orange (exemples produits)
- Eau claire / besoin de contraste net : Colorant de traçage bleu ou Colorant de traçage vert.
- Eau trouble / chargée : Colorant de traçage violet.
- Environnement “déjà bleuté/verdâtre” (teintes parasites) : Colorant de traçage rouge ou Colorant de traçage orange.
- Essai rapide / dosage propre (contrôle ponctuel) : Seringue de colorant bleu.
Dosage d’un colorant de traçage : méthode en paliers (sans surdosage)
Le dosage dépend de 4 paramètres : volume, objectif, qualité de l’eau, conditions de lecture (distance, lumière, agitation).
Dosage progressif : palier léger → moyen → renforcé
Au lieu de “surdoser” dès le départ (et de rendre la lecture floue), utilisez une logique en 2–3 paliers :
- Palier 1 (léger) : vous vérifiez que le circuit « prend » la coloration et que vous observez au bon endroit.
- Palier 2 (moyen) : vous obtenez une lecture nette du cheminement.
- Palier 3 (renforcé) : seulement si gros volume, eau très chargée, besoin de preuve très visible.
Ce raisonnement évite les deux pertes de temps classiques :
- rien ne se voit (sous-dosage),
- tout est coloré (sur-dosage = interprétation impossible).
Repères chiffrés (issus de nos fiches produits)
Les dosages varient selon la couleur, le volume, la turbidité et la distance d’observation. La bonne pratique reste : démarrer bas, observer, puis monter par paliers.
Colorant de traçage bleu (repères Fluotracking)
- Repère “réseau” : 1 à 5 g/m³ (soit 1 à 5 g pour 1000 L) selon l’intensité recherchée.
- Repère “petit volume / teinte immédiate” : 20 g pour 10 L (et ajuster à la hausse si eau très turbide ou en mouvement rapide).
Colorant de traçage rouge (repères Fluotracking, en mg/L)
- Faible : 1 mg/L (teinte légère en eau claire)
- Standard : 5 mg/L (suivi net sur plusieurs mètres)
- Fort : jusqu’à 10 mg/L (conditions difficiles / longue distance)
- Industriel : jusqu’à 20 mg/L (eau très chargée / détection prolongée)
Colorant de traçage jaune (repères Fluotracking)
- Petits réseaux : 5 g / 100 L (domestique)
- Réseaux moyens : 10 g / 500 L (municipal)
- Grands volumes : 20 g / 1000 L (industriel / chantiers)
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Protocole de traçage : injection → circulation → observation → interprétation
Étape 1 : isoler la zone et les branches du réseau
Sur un réseau ramifié, si vous n’isolez pas la bonne branche, votre résultat devient ambigu : le colorant peut partir ailleurs et « raconter une autre histoire ».
Étape 2 : dissoudre et homogénéiser le colorant
Dissolvez dans un volume d’eau adapté et mélangez suffisamment. Le but : une dispersion homogène, pas une poche de couleur locale.
Étape 3 : injecter et laisser circuler
Injectez de façon maîtrisée, puis laissez le temps au fluide d’atteindre le point d’observation. Sur certains réseaux, quelques minutes font toute la différence.
Injectez de façon maîtrisée, puis laissez le temps au fluide d’atteindre le point d’observation. Sur certains réseaux, quelques minutes font toute la différence.
Étape 4 : observer en aval puis remonter
Commencez par l’exutoire / regard cible, puis remontez vers l’origine. Si vous devez « prouver », documentez (photos, horaires, point d’injection).
Étape 5 : interpréter la trace (support poreux, gravité, turbulence)
- dépôt plus bas que l’origine (gravité/écoulement),
- diffusion sur support poreux,
- dilution visuelle en turbulence.
Formats : pot/poudre vs seringue (logistique et dosage)
Le format, c’est la logistique terrain :
- Pot (200 g / 1 kg) : pratique à stocker, adapté aux volumes importants, dosage ajustable.
- Seringue prête à l’emploi : idéale pour tests rapides, dosage propre, interventions « réflexe ».
Cas d’usage : traçage EU/EP, infiltration bâtiment, exutoires
Traçage canalisation EU/EP : confirmer un cheminement
Vous cherchez à confirmer un cheminement ou une erreur de raccordement : injectez en amont, observez au bon exutoire, puis remontez si besoin.
Infiltration bâtiment : prouver un cheminement d’eau
Définissez une zone d’injection amont, organisez une observation aval, puis documentez. Le colorant devient une preuve simple et compréhensible.
Réseaux pluviaux et exutoires : suivre un écoulement
Préparez plusieurs points d’observation et adaptez votre dosage à la distance et au débit.
Erreurs fréquentes en traçage : 10 causes de faux diagnostics
- Couleur peu contrastée
- Sous-dosage + conclusion trop rapide
- Sur-dosage + saturation visuelle
- Réseau non isolé → résultat ambigu
- Poudre mal dissoute
- Observation trop tôt
- Observation au mauvais point aval
- Confusion “zone la plus colorée” = origine
- Oubli de l’effet support poreux
- Pas de documentation (preuve)
Conclusion : la méthode terrain en 30 secondes
Si vous devez retenir une seule méthode, c’est celle‑ci : choisir la couleur au contraste, doser en paliers (léger → moyen → renforcé), observer au bon point aval, puis remonter jusqu’à l’origine. Dans 80% des cas, c’est ce trio (couleur + dosage + point d’observation) qui fait la différence entre un résultat net… et un test ambigu.
Et si la lecture reste trop discrète ?
Quand la trace est difficile à lire (micro-fuite, zone sombre/encombrée, support absorbant), passez sur une approche fluorescente :
- Colorants UV : contraste supérieur pour les diagnostics de précision
- Lampes UV : puissance/longueur d’onde adaptées pour “révéler” la trace
- Packs : solution complète (lampe UV + traceur UV) si vous voulez aller vite
Besoin d’un avis terrain (dosage de départ) ?
Décrivez simplement : le fluide, le volume estimé, l’eau (claire/turbide), le point d’injection et où vous observez. Nous vous conseillons la couleur et le palier de départ les plus pertinents.
L’approche Fluotracking : du produit au diagnostic fiable
Cette logique de traçage — choix de la couleur, dosage progressif, observation méthodique et interprétation prudente — correspond à l’approche terrain développée par l'expertise Fluotracking. Depuis des années, cette expertise s’appuie sur des situations réelles rencontrées en réseaux EU/EP, en bâtiments, en piscines et en environnements industriels, où un diagnostic n’a de valeur que s’il est compréhensible, reproductible et défendable.
Au-delà des produits, l’objectif est toujours le même : aider les professionnels à choisir la bonne méthode, le bon traceur et le bon niveau de lecture pour éviter les faux diagnostics, les reprises inutiles et les interprétations hâtives. C’est cette vision globale du traçage et de la détection de fuites qui guide l’ensemble des solutions et des contenus proposés.
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